domingo, 3 de abril de 2016







"Quand le temps était assez mauvais pour nous
empêcher de gravir la montagne, nous faisions
notre promenade à couvert dans le couvent, et
nous en avions pour plusieurs heures à explorer
l’immense manoir. Je ne sais quel attrait de
curiosité me poussait à surprendre dans ces murs
abandonnés le secret intime de la vie monastique.
Sa trace était si récente, que je croyais toujours
entendre le bruit des sandales sur le pavé et le
murmure de la prière sous les voûtes des
chapelles. Dans nos cellules, des oraisons latines
imprimées et collées sur les murs, jusque dans
des réduits secrets où je n’aurais jamais imaginé
qu’on allât dire des oremus, étaient encore
lisibles."


Un hiver à Majorque

GEORGE SAND



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