viernes, 9 de noviembre de 2012





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....et un poème de Marianne Cohn

Je Trahirai Demain

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Je trahirai demain, pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, arrachez-moi les ongles,
Je ne trahirai pas !
Vous ne savez pas le bout de mon courage.
Moi, je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures avec des clous.
Je trahirai demain. Pas aujourd'hui,
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre.
Il ne me faut pas moins d'une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir.
Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir la vie,
Pour mourir.
Je trahirai demain. Pas aujourd'hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n'est pas pour le bourreau,
La lime n'est pas pour le barreau,
La lime est pour mon poignet.
Aujourd'hui, je n'ai rien à dire.
Je trahirai demain


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2 comentarios:

Glo dijo...

Es una época envenenada. La ausencia de honestidad es total. Tratar de aquel entonces es como entrar en un campo de minas: al menor descuido, uno dice lo que se pretendía que uno dijera. Pero quizá sea mejor abordarlo de cualquier manera que caer en el silencio que impornen el puritanismo y la mojigatería.

Un saludo.

Mertxe dijo...

Hola, Glo.