domingo, 20 de marzo de 2011

Un poème de Rimbaud

AUBE
    ILLUMINATIONS

    



    J'ai embrassé l'aube d'été.
    Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
    La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blême éclat, une fleur qui me dit son nom.
    Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnu la déesse.
    Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine où je l'ai dénoncée au coq. À la grand-ville elle fuyait parmi les clôchers et les dômes et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
    En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
    Au réveil il était midi.



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2 comentarios:

Candidatos concejo dijo...

Hermoso de eso no hay duda, simplemente hermoso.

Mertxe dijo...

De entre todos los simbolistas Rimbaud es el que más me atrae. Su imaginación prodigiosa es capaz de hacernos creer que el sueño se impone a la realidad...

Gracias por tu visita, Candidatos.