martes, 30 de diciembre de 2008

La Bohème en paroles


La Bohème


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Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître.
Montmartre, en ce temps-là,
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres.
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine,
C'est là qu'on s'est connu,
Moi, qui criait famine,
Et toi, qui posais nue.
.
La bohème, la bohème,
Ça voulait dire on est heureux.
La bohème, la bohème,
Nous ne mangions qu'un jour sur deux.
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Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux,
Avec le ventre creux,
Nous ne cessions d'y croire.
Et, quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile,
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle,
En oubliant l'hiver.
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La bohème, la bohème,
Ça voulait dire tu es jolie.
La bohème, la bohème,
Et nous avions tous du génie.
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Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches,
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein,
Du galbe d'une hanche,
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis.
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie.
.
La bohème, la bohème,
Ça voulait dire on a vingt ans,
La bohème, la bohème,
Et nous vivions de l'air du temps.
Quand, au hasard des jours,
Je m'en vais faire un tour
À mon ancienne adresse,
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse.
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste.
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts.
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La bohème, la bohème,
On était jeunes, on était fous.
La bohème, la bohème,
Ça ne veut plus rien dire du tout.
..
(Une chanson d'Aznavour à réciter)

4 comentarios:

marisa dijo...

Ay París, siempre que escucho esta canción me parece regresar a sus calles y al Pont Neuf con mi bocadillo de queso y mi amor recién estrenado...Gracias, como siempre, por tus regalos que me hacen viajar en el tiempo y olvidar, por un momento, lo que nos rodea. Un abrazo guapetona.

Mertxe dijo...

Pues, Marisa, aunque te parezca rarísimo... jamás estuve en París. París se queda para el futuro ya que, si nada viene a fastidiarme ese sueño, no pienso renunciar a él.

Je vois, ma fille, que toi aussi tu a eu affaire à ce Paris de la bohème...

Un abrazo, hermosa mía.

Bel dijo...

Estoy escuchando al gran Charles en tu honor, Mertxe, pero ya hemos pasado de "La Bohème" a "Hier encore j'avais vingt ans...", en un CD que hice para un amigo (y que copié para mí) que quería, me dijo, "canción francesa" y que, cuando lo vio mi hijo, que entonces tenía 16 años, con su socarronería habitual me preguntó si era un regalo o una invitación a cortarse las venas: "les feuilles mortes", "ma jeunesse fout l'camp", "Il n'y a pas d'amour heureux", "Les amours finissent un jour", "Que c'est triste Venise", etc..., sin pasar a mayores como "Avec le temps" y otras.
Espero que ese sueño, y todos los pendientes se vayan cumpliendo.
Un gran abrazo.

Mertxe dijo...

¿Y si yo te dijera que también tuve dieciséis? Que, salvo mi amor a la poesía, a todo lo demás me incorporé con retraso... No veas cómo me reía de mi madre y de mis tías cuando cantaban boleros o tangos, música que a mí se me antojaba del paleolítico superior... jajajaja... Cómo somos... Podiozzz... Cómo somos... Por cierto, Aznavour fue mi ídolo durante muchos años. Tal vez porque la primera vez que una sombra inolvidable me cogió por la cintura para bailar sonaba 'Que c'est triste Venice'...

Bel, ma belle, te deseo hermosos días, que no lo serán tanto como tú, pero, qué porras, déjalos lucirse un poco.

Musu bat.